On ne vient pas à Aix en Provence sans parcourir le Cours Mirabeau. Lieu d’histoire et de flânerie, c’est toujours l’un des endroits les plus fréquentés et animés de la ville. Les boulevards périphériques, créés sur l’emplacement des anciens remparts, ceinturent la vieille ville et marquent toujours la délimitation entre la ville ancienne et la ville nouvelle.
| Autour du Cours Mirabeau |
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Tunnel de verdure jalonné de fontaines, lieu d'histoire
et de flânerie "le Cours" reste, pour
les
touristes comme pour les aixois, incontournable.
Il suffit de "monter ou de
descendre" le Cours pour en découvrir tous les charmes.
De part et d'autre de l'artère ouverte
au XVIIe
siècle à
la place des anciens remparts, les plus grandes
familles de la noblesse ont tenu à faire
construire d'élégantes résidences montrant,
parfois avec ostentation, leurs réussites.
Façades richement décorées côté Cours,
jardins dissimulés et communs donnant
sur une rue parallèle, ce genre architectural
donne ici une remarquable unité urbaine.
L'Hôtel de Villars (n°4) du nom
du gouverneur de Provence,
construit en 1710 présente
une entrée monumentale réalisée
par Georges Vallon.
Au
n°10, l'Hôtel Isoard de
Vauvenargues cache derrière
sa façade sévère un riche décor,
et une sombre histoire
d'assassinat "galant",
perpétué en 1784 par
Bruno d'Entrecasteaux,
président du Parlement...
Au
n°20, l'Hôtel de Forbin est l'un
des plus vastes.
Construit en 1656 sur les plans de Pierre Pavillon, sa
beauté vient de la simplicité et de la symétrie de
l'ordonnance.
La
magnificence de l'Hôtel Maurel-de-Pontevés
(n°38),
dit
aussi Hôtel d'Espagnet est à l'image de l'ascension
sociale
de son propriétaire Pierre Maurel. Ancien commerçant en
drap, anobli, son hôtel fut l'un des premiers construits au
quartier Mazarin à partir de 1647. Le balcon porté par des
atlantes est le symbole de l'art baroque aixois.
En
haut du Cours, l'Hôtel
du Poët fut construit vers 1730
par Georges Vallon à l'emplacement d'un ancien moulin à
eau.
Sur
la rive droite du Cours, on trouve moins d'hôtels,
mais
plus de soleil. A côté du passage Agard, la maison
d'enfance de Paul Cézanne (magasin "la plume en or").
Au
n°53, le Café des Deux Garçons sur l'emplacement
de
l'Hôtel de Gantès est une "institution aixoise" depuis
le
début du XIXe siècle.
L'Hôtel
d'Arbaud-Jouques
(n°19), construit vers 1700
est
l'un des plus beaux du Cours, avec sa façade entièrement
en pierre de taille.
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